Les personnages féminins dans la littérature jeunesse et YA

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Crédits : Virginia Mori

Cela fait des années que je lis de la littérature jeunesse et young adult (que je raccourcirai dans cet article par LJYA) . Depuis que je suis petite en fait. J’ai grandi avec les personnages de roman. Leurs histoires ont rythmé mes journées, leurs caractères m’ont fait me remettre en question, évoluer…

A l’époque (oui, je suis une mamie aujourd’hui !), il y avait très peu d’héroïnes fortes ou de personnages féminins non-stéréotypés dans les romans. Les années 1990/2000 ont vu quelques grands héros (Harry Potter, Eragon, Artemis Fowl…) mais très peu d’héroïnes qui présentaient des traits de caractère autres que ceux véhiculés par les clichés. Les filles étaient sentimentales, superficielles, niaises et/ou faibles.

Et près de 10 ans de lecture plus tard, en voyant mes élèves lire à leur tour de la LJYA, je me questionne : où en sont les personnages féminins dans la LJYA ? Quels modèles sont donnés aux adolescent.e.s ? 

Une LJYA clivée

On se moque des bibliothèques roses et vertes qui séparent les lectures pour filles de celles pour garçons, ces livres aux dos colorés de l’époque de nos grands-parents… mais elles existent toujours !

Qu’elles soient labellisées ou pas, dans les rayons des librairies, on retrouve une différenciation entre les romans “pour filles, avec leurs couvertures roses, avec des paillettes ou des illustrations mettant en scène des filles ; et les romans “pour garçons aux couvertures remplies d’action, de dinosaures et autres objets présumés “pour les garçons”.

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Au delà des couvertures,les sujets abordés ne sont pas les mêmes non plus. Dans les livres “pour filles”, on trouve des histoires d’amour, d’amitié, d’animaux, de fées, de princesses… ; dans ceux “pour garçons”, de l’aventure, des combats, des chevaliers, des pirates…

Sur le blog de Filledalbum, vous trouverez un article très complet sur cette question. 

Des filles cantonnées à des rôles clichés

Malgré une augmentation assez conséquente du nombre de personnages féminins dans la LJYA ces dernières années, dont certaines plutôt connues (je pense à Katniss dans Hunger Games, Tris dans Divergente, Hermione dans Harry Potter pour ne citer que les plus connues) je trouve que les progrès ne sont pas flagrants.

Pour une héroïne qui sort du lot, il y en a toujours des dizaines qui reproduisent des comportements stéréotypés.
Les filles, dans les romans de LJYA, endossent le rôle de peste/cheerleader/reine du lycée/ingénue/freak…  Elles sont jolies, minces, blondes ou brunes. Il est très rare d’avoir un personnage principale féminin Noir, Indien ou encore Latino, lesbienne ou trans, en surpoids ou avec des formes… Tout aussi rare d’avoir unE capitaine d’équipe de sport, unE rédactrice en chef du journal scolaire/universitaire, unE championne d’athétisme…

Les personnage féminins présentent toujours un comportement considéré comme “typiquement de fille : elles sont caractérisées par la douceur, la superficialité, l’émotion, l’innocence (et quand elles ne sont pas prudes et innocentes, elles sont hyper sexualisées…), etc. On est donc loin des romans LJYA qui reflètent la réalité.

Je trouve ça vraiment frustrant. Non seulement à lire, mais également pour les adolescentes qui lisent ces livres. Les modèles qui leurs sont proposés restent toujours limités. Quand je discute avec mes élèves, elles me demandent souvent des livres qui ne sont “pas cuculs”, avec “une fille courageuse”. Malheureusement, les options ne sont pas énormes.

Des filles obsédées par les garçons

Les préoccupations des filles dans la LJYA restent bien souvent tournées autour des garçons, surtout concernant les romans contemporains. Elles sont obnubilées par l’idée soit : de trouver le BON, de perdre leur virginité, de conquérir le garçon de leur rêve, ou tout simplement de trouver l’amour.

Vous connaissez le test de Bechdel ? Il vise à montrer à quel point les oeuvres audiovisuelles, livresques ou autres sont centrées sur le genre masculin. Une œuvre réussit le test si les trois affirmations suivantes sont vraies :

  • l’œuvre a deux femmes identifiables (elles portent un nom)
  • elles parlent ensemble
  • elles parlent d’autre chose que d’un personnage masculin

Si on regarde de près, les livres de LJYA qui passent ce test sont peu nombreux. Il est très rare de lire des romans où les personnages féminins ne parlent pas de garçons, ne pensent pas constamment aux garçons ou n’adaptent pas leur comportement aux garçons.

J’en arrive à cette obsession des personnages féminins pour leurs homologues masculins. Elles s’obstinent à vouloir être dans une relation avec un garçon, comme si le couple était une fin en soi, et que si elles n’y parviennent pas, elles sont perdues. L’article qu’a écrit Mydearema sur les romances dans la littérature est extrêmement pertinent sur la question.

Dans la LJYA, une fille ne peut pas être seule. Comme si les personnages féminins modernes étaient restés coincés des années en arrière et ne pouvaient exister pleinement qu’à travers une relation avec un garçon.

A cela s’ajoute que 99% des histoires d’amour décrites dans la LJYA sont hétérosexuelles et ne reflètent que très peu la réalité du panorama des orientations sexuelles d’aujourd’hui. Même si on trouve de plus en plus de diversité dans la LJYA, cela reste tout de même très rare.

Et les romans fantastiques/fantasy/science-fiction dans tout ça ?

C’est le genre dans lequel on retrouve le plus de personnages féminins atypiques et forts. Malheureusement, ils reprennent quasiment toujours le même schéma.

On nous présente une héroïne badass, un personnage féminin fort et indépendant, jusqu’au jour où entre en scène LE personnage masculin. A partir de ce moment là, monsieur estime qu’il faut prendre les choses en main et, gonflé de son importance virile , il entreprend de faire de l’héroïne une petite chose fragile qui a besoin d’être sauvée/protégée. Et ça, c’est frustrant.

Mon dernier exemple en date : Sombres étoiles de Malorie Blackman. L’héroïne se débrouillait très bien toute seule, avec son frère sur leur vaisseau spatial. Mais… ils décident de secourir des humains en détresse. Entre alors en scène LE personnage masculin, et là, tout bascule. L’héroïne tombe amoureuse en deux secondes top chrono, devient complètement stupide et se place sous l’influence du héros. Lequel s’empresse de proclamer partout que l’héroïne est SA femme, qu’elle est sous SA protection dans une magnifique démonstration de virilité testostéronée.

Je vous jure, j’ai perdu la moitié de mes cheveux en lisant ce livre. Pourtant, Malorie Blackman écrit de très belles choses (Entre chien et loup !). Mais voilà, ce schéma est repris dans de nombreux romans fantastiques. A quand une héroïne badass qui reste indépendante jusqu’au bout ?

Des lectures qui changent 

Après avoir dépeint ce tableau peu optimiste sur l’état des personnages féminins dans la LJYA, on ne va pas en rester là. Heureusement, quelques romans sortent du lot et permettent une bouffée d’oxygène !

Miss Dumplin de Julia Murphy : une héroïne en surpoids, dont la mère organise des concours de reine de beauté, qui ne veut pas rentrer dans le moule. Elle s’aime comme elle est. (chronique)

You don’t know my namede Kristen Orlando : une fille agent secret qui combat à main nue comme une ninja, une capitaine d’équipe de hockey, une romance qui ne prend pas toute la place ? Je dis oui ! (chronique)

Les incontournables Quête d’Ewilan /Pacte des Marchombres de Pierre Bottero : que ce soit Ewilan ou Ellana, ces deux héroïnes sont fortes chacune à leur manière et mènent leurs aventures avec courage.

Nous les filles de nulle part d’Amy Reed : un roman coup de poing pour démonter la culture du viol et le sexisme avec des héroïnes différentes et attachantes. (chronique)

Moxiede Jennifer Mathieu : combattre le sexisme ordinaire grâce à la solidarité féminine et un zine maison ? Viv le fait avec brio ! (chronique)

The female of the speciesde Mindy McGinnis : un roman fort et coup de poing, dans la même veine que Nous les filles de nulle part.

Les petites reines de Clémentine Beauvais : trois copines élues boudin de leur lycée décident de ne pas se laisser démonter et entament un voyage à vélo jusqu’à Paris en vendant… des boudins ! Ce livre est une perle.

Trois filles en colère  d’Isabelle Pandazopoulos : un peu avant mai 68, trois filles courageuses livrent leur histoire par échange épistolaire. Mention spéciale à Cléo, qui remet Marcel à sa place plus d’une fois, c’est à mourir de rire. (chronique)

Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh : la vie quotidienne de cinq soeurs que tout oppose. Chacune a un caractère bien trempé, mais au delà de leurs différences, c’est une vraie solidarité féminine qu’on découvre.

Mémoires d’une jeune guenon dérangée de Maureen  Wingrove : ces mémoires sont inspirés du vrai journal intime de l’autrice, aussi connue sous le nom de Diglee en tant qu’illustratrice. Cléopâtre n’a pas sa langue dans sa poche et se pose des questions inhérentes à tout passage de l’adolescence. (chronique)

La fourmi rouge d’Emilie Chazerand : Vania est une héroïne au physique atypique qui ne mâche pas ses mots et se fourre dans des situations complètement loufoques. On rit du début à la fin ! (chronique)

Inséparables de Sarah Crossan : un roman en vers libres poignant sur deux soeurs siamoises. C’est fort, inédit et beau. Tellement beau. (chronique)

La Passe-Miroir de Christelle Dabos : je conclus cet article en beauté avec une de mes héroïnes préférées : Ophélie. Elle est quelconque physiquement, mais possède un caractère hors du commun. Têtue, obstinée, courageuse, généreuse, forte… Elle réunit tout ce qu’une héroïne moderne peut rêver être. (chronique)

Si vous avez d’autres suggestions de romans de LJYA qui ne tombent pas dans les clichés ou autres stéréotypes concernant les personnages féminins, je suis preneuse 😀

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24 réflexions sur « Les personnages féminins dans la littérature jeunesse et YA »

  1. Je suis assez d’accord avec toi. Il n’y a pas assez de femmes fortes et indépendantes dans les romans. Les histoires d’amour sont le plus souvent insipides et totalement inutiles !

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      1. Oui, on dépeint trop les femmes comme étant superficielles et dépendantes des hommes. C’est pour ça que je trouve qu’Hermione est vraiment l’un des meilleurs personnages féminins de la littérature.

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      2. Hermione est une des seules héroïnes des années 1990/2000 qui détruit tous les clichés (bien qu’elle soit présentée comme l’intello !)

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  2. Merci pour cet article très intéressant ! Je partage tout à fait ta lassitude sur ces points, et malheureusement on observe encore trop souvent les mêmes défauts au cinéma (je trouve que les séries se démarquent un peu plus et développent davantage les personnages féminins, en revanche).
    Dans ta liste de livres je connais seulement la Passe-Miroir, dont j’ai aussi adoré les 2 premiers tomes ! Ce qui est le mieux avec Ophélie je trouve, c’est qu’elle n’est pas seulement forte : plein de choses la terrifient, elle est maladroite, pas bien résistante physiquement … Mais elle arrive à dépasser ses faiblesses à force de volonté. C’est ça qui me plaît le plus.
    Je prends note des autres livres qui ont l’air très intéressants aussi !

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    1. Haha j’ai failli rajouter à la fin de l’article qu’on pouvait appliquer tout le constat au cinéma ^^ par contre, je suis d’accord avec toi concernant les séries, les personnages féminins sont plus développés.
      C’est exactement ça, elle est maladroite mais surpasse ses difficultés avec sa détermination sans faille ! C’est une de mes héroïnes préférée ^^

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  3. Encore un article hyper intéressant que tu nous proposes. Il y a quelque temps j’avais fait un top 5 des héroïnes badass que j’avais pu croiser lors de mes lectures. Il est vrai qu’il nous faut plus de diversité ! Mais je trouve quand même qu’il y a une nette progression à l’heure actuelle (ou alors je choisis mieux mes romans ?).
    En tous les cas, il m’arrive encore de croiser des héroïnes un peu « cul-cul » et cantonnées aux rôles qu’on a bien voulu leurs donner depuis des années. Un schéma que tu relèves et qui m’exaspère plus que tout : dès qu’un mâle rentre dans le viseur, mademoiselle perd le contrôle de ses hormones. Pour moi c’est vraiment quelque chose de récurrent que je ne veux plus voir dans mes lectures !

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    1. Merci beaucoup !
      Je pense qu’il y a des deux. Une progression dans les personnages féminins qu’on nous propose, mais aussi le fait qu’on arrive à un âge où on a lu tellement de livres qu’on sait d’avance quelle héroïne est prometteuse et quelle autre tombera en plein dans les clichés.
      Hahaha oui, je suis pareille que toi. J’ai envie de m’arracher les cheveux quand ça arrive ^^

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  4. On en voit de plus en plus, dieu merci, mais c’est vrai qu’on en manque cruellement ! La société commence toujours à entrevoir que les femmes ne sont pas des choses fragiles, alors le temps que la culture s’y adapte… Sombres étoiles, ça a été terrible. L’intrigue était super, mais la romance était un désastre. Je levais les yeux au ciel toutes les deux minutes ! C’est pour ça que je ne veux presque plus lire de romance dans les livres, ça m’a dégoûté et on en retrouve trop dans le fantastique encore !

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    1. C’est ça, il faut un temps d’adaptation. D’ici 10 ans peut être que le constat ne sera déjà plus le même !
      Dans les romans fantastiques surtout, j’ai l’impression que les auteurs « rajoutent » une romance pour que ce soit plus vendeur. C’est quasi impossible de lire un roman sans qu’il y ait une intrigue amoureuse…

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  5. Totalement d’accord avec toi, c’est bien pour ça que je ne lise presque plus de romances toutes simples, pour leurs personnages sans profondeur. Par contre pour le fantasy/fantastique je suis plus en désaccord avec toi, je trouve que le schéma se répète bien moins ! La Bit-Lit aussi est un genre où tu retrouveras des personnages féminins avec du caractère !

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  6. Chouette article et chouette réflexion 🙂 Les choses semblent évoluer plutôt positivement mais c’est encore loin d’être gagné, c’est clair. D’ailleurs je me demande comment les représentations varient selon les tranches d’âge : j’aurais tendance à penser qu’on retrouve aujourd’hui plus de représentations positives en littérature YA qu’en littérature de petite enfance, mais rien n’est certain…
    Sinon je suis justement en train de lire Trois filles en colère et je sens venir le gros coup de cœur !

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    1. Ah tiens, je ne me suis pas posé la question ! Ca serait intéressant de voir s’il y a une différence selon les tranches d’âge en effet. J’aurais plutôt dit l’inverse ^^ C’est une question à creuser je crois bien !
      Aaaah tu m’en vois ravie ! J’avais adoré ce roman. Cléo, surtout, qu’on ne voit pas assez ^^

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  7. Je suis totalement d’accord avec toi, je sature d’ailleurs du young adult en ce moment à cause de ça :/ Le fait que les héroïnes qui se voulaient fortes et indépendantes deviennent complètement nunuches dès qu’un représentant de la gent masculine pointe son nez c’est plus possible…
    Du coup je note tes recommandations (j’en ai déjà lu quelques-uns), ça fait du bien de changer de schéma !

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    1. Je suis aussi en train de faire un burn-out du YA.. pour la même raison que toi ^^
      Tu as lu lesquels ? Et si jamais tu en lis d’autres qui ne sont pas dans cette liste, je serai curieuse d’avoir tes recommandations 😀

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      1. J’ai lu La quête d’Ewilan, Les petites reines, La passe-miroir et Inséparables 😀
        Récemment j’ai lu La fille qui n’existait pas que j’ai trouvé vraiment chouette et différent 🙂

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  8. un article comme je les aime! J’ai tellement de mal avec le contemporain et la romance justement car je n’y trouve que des clichés sur les femmes. La fantasy, même si pas TOUTE la fantasy, fait plus de progrès à ce sujet. Et puis ça montre aussi qu’il peut y avoir de l’amour et des relations avec d’autres personnes, ça ne veut pas dire qu’il n’y a QUE ça qui définie la personne!

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  9. Salut, super article !
    J’avais écrit un article sur mon blog sur les romans de dystopies YA et les fantasmes des adolescents.
    A la fin de l’article je citais quelques articles autres que j’avais trouvé intéressant :
    « Rébellion féminine dans les Dystopies Young Adult », de Sara K. Day, Miranda A. Green- Barteet, Amy L. Montz, uniquement en anglais : j’ai apprécié la partie où les auteurs montrent que les héroïnes se mettent en action suite à leur rencontre avec un personnage masculin (dont elles tombent amoureuse) ( comme tu le dis dans ton article) au dépens de leurs meilleures amies qui leur avaient pourtant tenu le même discours (et qui meurent souvent d’ailleurs), cela perpétue le stéréotype de l’héroïne passive qui se bat uniquement pour l’amour d’un homme (et non pour une idée universelle de justice qui reste elle l’apanage du héros masculin) et l’idée de la supériorité de l’amour hétérosexuel sur l’amitié entre femmes. https://books.google.fr/books?id=V_cGDAAAQBAJ&pg=PA187&lpg=PA187&dq=young+adult+dystopie+ce+que+ca+nous+apprend&source=bl&ots=mtCbpgCrOW&sig=JMZEIaXfqEkyplDirXxzWRvsLTU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi_l8q9waDZAhUSesAKHepLBLcQ6AEIYzAN#v=onepage&q&f=false

    – Un article du blog « Allez vous faire lire » sur la dystopie jeune adulte. Hyper intéressant. Comme tout ce blog d’ailleurs. https://allezvousfairelire.com/2016/01/25/la-dystopie-jeunesse-aujourdhui-23-quest-ce-que-cest-et-pourquoi-ca-marche/

    – Cet excellent article qui analyse l’interdiction des sentiments amoureux dans les dystopies Young Adult comme la négation totale de l’individu et de sa liberté. Je reprends certaines de ses analyses notamment sur le passage à l’adolescence dans mon argumentaire. https://systemececilia.wordpress.com/2016/01/09/lamour-est-une-arme-les-dystopies-young-adult-et-lamour-romantique/#_ftn35

    le dernier est super interessant car il montre que les dystopies où on interdit l’amour est vraiment LE cauchemar ultime des adolescentes. Alors que bon il y a pire pour moi …
    Je te mets aussi mon article de blog https://audreypleynet.wordpress.com/2018/02/21/les-romans-dystopiques-young-adult-ou-les-3-fantasmes-de-ladolescence/

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