5 classiques écrits par des femmes que j’ai envie de lire

Dans ma volonté de lire plus de classiques, je m’intéresse de près aux écrivaines, souvent reléguées aux oubliettes.
Au delà des oeuvres très (re)connues de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Virginia Woolf, Françoise Sagan, Madame de Lafayette, ou encore George Sand, j’ai eu envie de me donner 5 classiques, modernes ou pas, moins connus (en tout cas par moi) à lire cette année.

Middlemarch – George Eliot

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Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l’histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d’événements, d’épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot :  » L’issue fut triomphale pour elle, quel qu’ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu’elle a osé, tout ce qu’elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir,
toujours plus de liberté jusqu’au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s’effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons. « 

La cloche de détresse – Sylvia Plath

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Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New York avec d’autres lauréates d’un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d’une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d’étudiante américaine, des amours qu’elle a connues. Tout bascule lorsque Esther quitte New York. Tentatives de suicide, traitements de choc, guérison, rechutes, et, pour finir, l’espoir. Esther est à la fois «patiente» dans l’univers hospitalier et observatrice au regard aigu de ce monde, qui a pour toile de fond l’Amérique des années 50.

Oeuvre complète – Emily Dickinson

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Although a greatly talented writer, Emily Dickinson lived most of her life in private seclusion, in contrast to the culture of the time which emphasized community and socializing. Throughout her life, Emily’s family ensured her care and comfort; she lived a life characterized by quiet self-seclusion. Emily’s early life ensured a great standard of education, with her aunts in particular noting her inclination toward musical and literary interests.
Contemporary scholars generally agree that Emily Dickinson’s isolation was chiefly the result of a persistent depression. The death of a school principal she admired, and of several friends, plummeted her toward isolation during the prime of her life. Despite her illness, she managed to travel with her family to see life beyond her hometown of Amhurst and publish a few of her poems.
In later life, Dickinson spent much of her time looking after her ailing mother in complete seclusion. During these years she compiled all of her poetry from youth, redrafted many entries, and meticulously organized her work into manuscript books which her sister discovered shortly after her death at the home.
For its eloquence and beauty, Emily Dickinson’s poems is regarded as one of the greatest examples of American verse, and today commonly comprises school syllabuses in the United States.

La Vagabonde – Colette

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Renée Néré, double transparent de Colette, confie ses souffrances et son courage, sa passion pour son jeu de mime, de danseuse et de comédienne, quelle exécute avec un sens aigu de sa beauté, de son extraordinaire pouvoir de fascination et de sa supériorité de femme.
Colette, libérée de la contrainte de Willy, réapprend à vivre et retrouve les fils qui tissent son identité : ceux qui la ramènent à lenfant de Saint-Sauveur avec ses « royales tresses et sa silencieuse humeur de nymphe des bois », ceux qui la rendent aux « merveilles de la terre » et à la féerie du printemps, ceux qui la conduisent jusquaux rives de la solitude et de la liberté.

L’Auberge de la Jamaïque – Daphne du Maurier

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Orpheline et pauvre, Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l’Atlantique. Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Auberge dans laquelle, d’ailleurs, aucun vrai voyageur ne s’est arrêté depuis longtemps… De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu’elle ne trouve le salut en même temps que l’amour. Dans la grande tradition romantique des sœurs Brontë, la romancière anglaise, auteur de Rebecca, nous entraîne avec un sens prodigieux de l’ambiance et de l’intrigue au cœur d’un pays de landes et de marais, battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs.

 

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