Les Petites Reines : des mollets en béton, de la sororité et de l’humour

Les Petites Reines fait partie de mes romans jeunesse préférés. Il est, pour moi, un incontournable, une valeur sûre ! J’ai eu envie de le relire pour le #feministlitfeb, puisque je le perçois comme un livre girl power. Comme la précédente lecture, j’ai ri à m’en tenir les côtes !

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Les petites reines
Clémentine Beauvais
Sarbacane
2015
15.50 euros / 336 pages
Note : 4/5

 

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On les a élues « Boudins de l’année » sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses «boudinettes». Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… … pour s’incruster à l’Elysée ! Place aux Petites Reines !!!

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Les Petites Reines fait partie de mes romans jeunesse préférés. Il est, pour moi, un incontournable, une valeur sûre ! J’ai eu envie de le relire pour le #feministlitfeb, puisque je le perçois comme un livre girl power. Comme la précédente lecture, j’ai ri à m’en tenir les côtes !

Le roman est écrit du point de vue de Mireille, laquelle est loin d’avoir la langue dans sa poche. D’un ton plein d’humour et de lucidité, elle aborde avec recul son élection en tant que « boudin ». Il faut dire, c’est la troisième année. Mais qu’à cela ne tienne, notre héroïne revendique son titre pour faire taire les mauvaises langues.
Je l’aime, Mireille, je l’aime ! Elle a une verve incomparable, des répliques cinglantes et intelligentes ! Cependant, malgré son attitude bravache, on devine un certain mal-être au fond d’elle. Elle a du mal à se situer au sein de sa propre famille, où elle se sent illégitime. Elle rejette les efforts de son beau-père et tourne en dérision sa mère pour mieux se protéger elle-même. Cela ne la rend qu’encore plus attachante.

Ses deux acolytes, Astrid et Hakima, ont elles aussi été élues boudin du lycée. Un peu plus innocentes que Mireille, elles sont tout autant déterminées à pédaler jusqu’à Paris ! Au cours de leur voyage, ces trois filles unies par une élection débile, crée un lien très fort. Pédaler à l’unisson les rapproche, à tel point qu’elles en deviennent soeurs, les unes pour les autres.

Avec Les Petites Reines, Clémentine Beauvais dénonce plusieurs choses : la grossophobie, la masculinité toxique et la pression de la société sur le corps des femmes. Les thématiques sont abordées avec humour à travers les différents personnages. Les trois héroïnes, étiquetées pour leur « mocheté », retournent la situation à leur avantage et envoient un message très fort.

Le point fort de ce roman, c’est qu’il possède plusieurs degrés de lecture. Il peut être lu par un.e ado comme par un.e adulte, tant l’écriture de Clémentine Beauvais est brillante (tout comme dans ses autres romans Songe à la douceur ou Brexit Romance). Son analyse de la société est fine et piquante. On décerne un léger sarcasme, une ironie qui fait doucement rire.

En bref, Les Petites Reines est un roman brillant, pétillant, plein d’humour et de personnages hauts en couleur ! Un éternel coup de coeur.

4 réflexions sur « Les Petites Reines : des mollets en béton, de la sororité et de l’humour »

  1. Tellement génial ce livre! Il faudrait que je tente les autres mais j’ai entendu des avis beaucoup plus mitigés 🙂 En tous cas après avoir lu celui-là ça vaut le coup de se faire son propre avis 😉

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