Special : quand Netflix représente avec brio handicap et communauté LGBT

Ma première réaction après avoir regardé Special a été le désespoir. Pourquoi donner un si petit format à une série si géniale ??
Sans surprise donc, j’ai binge-watché et adoré cette micro-série ! Je m’intéresse de plus en plus à la culture LGBT et c’est très frustrant de voir qu’il y a encore très peu de représentation. Et quand représentation il y a, elle est souvent stéréotypée. Heureusement, il y a des petites pépites comme Special qui remettent les pendules à l’heure.

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Special
Par Jim Parsons
Avec Ryan O’Connell
2019
Genre : comédie

 

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Ryan est un jeune homme homosexuel et atteint d’une légère paralysie cérébrale. Il vit encore chez sa mère, mais décide qu’il est temps de voler de ses propres ailes.

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Ma première réaction après avoir regardé Special a été le désespoir. Pourquoi donner un si petit format à une série si géniale ??
Sans surprise donc, j’ai binge-watché et adoré cette micro-série ! Je m’intéresse de plus en plus à la culture LGBT et c’est très frustrant de voir qu’il y a encore très peu de représentation. Et quand représentation il y a, elle est souvent stéréotypée. Heureusement, il y a des petites pépites comme Special qui remettent les pendules à l’heure.

Special comporte seulement 8 épisodes de 14 minutes. La série est inspirée du livre de Ryan O’Connell, I’m Special : And Other Lies We Tell Ourselves, un récit autobiographique dans lequel l’auteur/scénariste expose les difficultés qu’il a pu rencontrer entre son homosexualité et son handicap, avec beaucoup d’humour.
Ce côté humoristique ressort complètement dans la série, sans pour autant diminuer les messages passés.

Ryan est un jeune homme auquel il est impossible de ne pas s’attacher. Têtu et optimiste, il ne veut pas que son handicap, une légère paralysie cérébrale, le définisse. Il jongle entre sa volonté de faire les choses par lui même, et la résignation de voir que parfois, il n’y arrive pas.
Sa relation avec sa mère illustre parfaitement cet état de fait. C’est d’ailleurs un autre personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Si parfois elle l’infantilise, elle comprend aussi son besoin d’être un adulte et de vivre comme tel. Elle aussi, finalement, réapprend à vivre après le départ de son fils.

Mon coup de coeur va sans détour à Kim, la collègue de travail de Ryan. Quelle femme !! Ronde, grande gueule et rayonnante, je l’ai adorée. Elle aussi est partagée entre son côté body positive et féministe, et sa confiance en elle qui vacille parfois. Elle apporte à la série un côté incisif et dynamique. Le duo qu’elle forme avec Ryan est équilibré et bienveillant, ils se comprennent tous les deux.

C’est fou comme, en si peu d’épisodes, la série s’avère à la fois légère et complexe ! Sous couvert de l’humour, Ryan O’Connell montre que le handicap fait encore peur, et que les gens ne savent pas toujours comment réagir quand ils y sont confrontés.
Dans une interview pour them., Ryan O’Connell explique que pour mettre les gens à l’aise face à son handicap, il joue souvent la carte de l’humour.

Pour une fois, on voit le handicap et l’homosexualité combinés et explorés sous un jour positif plutôt que dramatique.
On a tendance à regarder avec pitié les personnes en situation de handicap, mais ce regard leur enlève une part de leur liberté. On peut être handicapé.e, heureu.x.se, épanoui.e et vivre des expériences incroyables.

6 réflexions sur « Special : quand Netflix représente avec brio handicap et communauté LGBT »

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