Caresser le velours & être une lesbienne à l’époque victorienne

Caresser le velours fait partie des classiques de la littérature lesbienne. C’est le premier roman de Sarah Waters, elle-même ouvertement lesbienne et considérée comme incontournable dans le genre.
Je dois avouer que j’ai lu Caresser le velours d’une traite ! Des histoires d’amour lesbiennes ET l’époque victorienne ? Je dis oui !

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Caresser le velours
Sarah Waters
10/18
2015
9.60 euros / 590 pages
Note : 5/5

 

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Nancy, jeune vendeuse d’huîtres sur la côte du Kent, voit sa vie basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Kitty, une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Bien décidée à vivre sa passion, Nancy la suit à Londres et s’embarque pour une incroyable épopée dans le West End, quartier énigmatique et inquiétant qui ne prend tout son sens que sous les feux de la rampe.

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Caresser le velours fait partie des classiques de la littérature lesbienne. C’est le premier roman de Sarah Waters, elle-même ouvertement lesbienne et considérée comme incontournable dans le genre. Le livre a fait l’objet d’une adaptation pour la BBC sous forme de mini-série de 3 épisodes.
Je dois avouer que j’ai lu Caresser le velours d’une traite ! Des histoires d’amour lesbiennes ET l’époque victorienne ? Je dis oui !

L’héroïne, Nancy, m’a fait passer par tout un tas d’émotions. J’ai aimé suivre son évolution, tant personnelle que sociale. Elle est à la fois attachante et agaçante, de caractère enjoué et égoïste. Elle possède un franc parler agréable, mais parfois un peu cru.

Sarah Waters la malmène tout au long du roman. On la découvre adolescente innocente, avec ses premiers émois et désirs pour une fille. On la suit sur le devant de la scène, dans le succès et l’aisance. Puis on plonge avec elle dans la pauvreté et le tapin, avant d’évoluer vers un engagement politique par amour pour une autre femme.
Bref, ça fait beaucoup de choses pour une seule personne ! Mais ça fonctionne : c’est fluide et passionnant !

Le fait que l’autrice choisisse de nous faire lire une histoire non linéaire nous permet de découvrir l’époque victorienne sous un autre prisme : celui des marginaux·ales. Je crois que c’est ce que j’ai préféré dans ce roman. J’ai découvert que cette période de l’histoire cachait beaucoup de choses que je ne connaissais pas, notamment sur le monde lesbien.

J’ai aimé le style de l’autrice, dont la plume se cale sur l’époque qu’elle explore. Sa manière de raconter l’histoire de Nancy m’a fait penser aux romans d’apprentissage du XVIIIe ou XIXe siècle. 
On explore également l’aspect social, économique et politique de l’Angleterre de la période victorienne. En parallèle de l’histoire personnelle de Nancy, le contexte est riche !

En bref, Caresser le velours sort de l’ordinaire tant par sa thématique que par le pan de l’histoire victorienne que l’autrice explore. A lire absolument !

 

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