Becoming Dangerous : se réapproprier la figure de la sorcière quand on est queer

Le résumé le dit très bien : ce n’est pas un livre pour apprendre à devenir une sorcière, mais plutôt comment la figure de la sorcière a aidé les auteur-rice-s de cet collections d’essais à se trouver elleux-mêmes.

Sans titre


Becoming Dangerous: Witchy Femmes, Queer Conjurers, and Magical Rebels
Katie West (directrice de publication
2019
Red Wheel/Weiser
16.30 euros / 320 pages
Note : 4/5

 

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This isn’t a book on how to become a witch. Rather, it’s a book about what it means to be a witch, written by women and femmes for whom the word « witch » is as much a part of their identity as their skin, their sexuality, and their gender. Ultimately, though, this is a book about magic, real, operant magic, the kind which changes reality. It’s a book about where that magic comes from, and how queer women and femmes, women of color, and trans women have used it since the dawn of humanity to survive in a world which would just as soon have them enslaved or dead.

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Le résumé le dit très bien : ce n’est pas un livre pour apprendre à devenir une sorcière, mais plutôt comment la figure de la sorcière a aidé les auteur-rice-s de cet collections d’essais à se trouver elleux-mêmes.

Becoming Dangerous est composé d’une dizaine de textes, écrits par des personnes non-binaires ou trans, des femmes vieilles ou jeunes, lesbiennes, queer ou hétérosexuelles. Des personnes racisées ou non racisées. Chacun-e explore son côté sorcière, ce que ça lui a apporté et ce que ça signifie pour elle ou lui.

La diversité des auteur-rice-s permet une pluralité des thématiques abordées. C’est très riche et instructif. On va du validisme au racime, en passant par la sexualité, le sexisme, l’homophobie, le viol, le harcèlement sexuel, la masculinité toxique, la dysmorphophobie

L’une nous raconte comment se raser les cheveux lui a permis de se réapproprier son corps. Une autre, la manière dont elle a lié son invalidité et ses rituels de magie.
On nous parle de l’importance de l’apparence, ce glamour que la sorcière projette pour renvoyer une image bien construite au reste du monde. Du fait qu’en Ecosse, les noms d’endroits ont été choisis en fonction des parties du corps de la femme, et qu’il faut se réapproprier la nature et la libérer du joug de l’homme.

Dans chacun des textes, l’auteur-rice se met à nu et nous livre une partie de son histoire. J’ai été touchée de lire ces tranches de vie, et de voir à quel point la figure de la sorcière va au-delà de la vieille femme des contes de fées qu’on se représente. A travers des rituels ou des croyances, ces personnes se réinventent et se (re)construisent. Le mot sorcière fait partie intrinsèque d’elleux.

J’ai aussi aimé voir un éclairage plus queer autour de la sorcière. On l’associe systématiquement aux femmes, mais c’est une figure libre qui parle à toutes ces personnes qui ne rentrent pas dans les cases de la société patriarcale.

En bref, Becoming Dangerous n’est, certes, pas un guide pour découvrir la sorcière qui est en soi, mais les témoignages des auteur-rice-s permettent de relier cette figure mythique à une réalité plus concrète.

2 réflexions sur « Becoming Dangerous : se réapproprier la figure de la sorcière quand on est queer »

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