Archives pour la catégorie LGBTQ+

Call Me By Your Name – André Aciman

« We rip out so much of ourselves to be cured of things faster than we should that we go bankrupt by the age of thirty and have less to offer each time we start with someone new. But to feel nothing so as not to feel anything _ what a waste ! »

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Titre 
: Call Me By Your Name
Auteur : André Aciman
Editeur : Atlantic Books
Date de publication : 2018 (pour la présente édition)
Prix : 9.49 euros
(256 pages)

Note : 5/5

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Film – Call me by your name

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Réalisateur : Luca Guadagnino
Acteurs et actrices principaux
 : Timothée Chalamet (Elio) ; Armie Hammer (Oliver)
Genre : drame, romance
Diffusion: sorti au cinéma en France en février 2018
Pays d’origine : Etats-Unis
Note : 5/5

 

 

 

Call me by your name a été adapté du roman éponyme écrit par André Aciman et a reçu l’Oscar de la meilleure adaptation.

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Le film narre l’histoire d’amour entre Elio, un jeune italo-américain de dix-sept ans , et le doctorant américain de son père, Oliver, durant l’été 1983, dans le Nord de l’Italie. Lire la suite Film – Call me by your name

J’ai égaré la lune – Erwan Ji

« Ces étiquettes me fatiguent, j’ai répondu. A chaque fois, j’ai l’impression qu’on veut me tatouer un code-barre dans le cou. Je ne ressens pas le besoin de me placer dans une case spécifique, ni de m’identifier à un groupe. Je veux qu’on me laisse faire mon truc sans me demander de prendre une carte d’adhérent pour en faire un mode de vie. Je suis très heureuse sans, et je me sens libre d’aimer qui j’ai envie, garçon, fille, wookie… et sans étiquetage je trouve ça plus beau, voilà tout. »

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Titre 
: J’ai égaré la lune
Auteur : Erwan Ji
Editeur : Nathan
Date de publication : 2018
Prix : 16.95  euros
(458 pages)

Note : 5/5

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5/5 T2 : Turbulences – Aline Plichota & Cendrine Wolf

« Bien que française depuis plusieurs années, Far n’oubliait pas certaines scènes dont elle avait été témoin pendant son enfance en Afghanistan. Et elle savait très bien faire la différence entre un regard aiguillonné par la douleur physique et un regard terrifié. »

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Titre
: 5/5 T2 : Turbulences
Auteur: Aline Plichota & Cendrine Wolf
Editeur: XO éditions
Date de publication : 2018
Prix: 16.95 euros
(314 pages)

Note: 5/5

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Les 5/5 T1 : En équilibre – Anne Plichota & Cendrine Wolf

« Quoi que tu fasses, qui que tu sois, tu n’empêcheras jamais les autres d’avoir leur propre opinion sur toi, poursuivit sa mère. Dis-toi bien qu’on est toujours trop comme ci ou pas assez comme ça aux yeux de quelqu’un. La plupart des gens sont ainsi, à vouloir te coller une étiquette ou te faire entrer dans une case. »

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Titre
: Les 5/5 T1 : En équilibre
Auteur : Anne Plichota & Cendrine Wolf
Editeur : XO Jeunesse
Date de publication : 2017
Prix : 16.90 euros
(279 pages)

Note : 5/5

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Les Dieux du Tango – Carolina de Robertis

« Ils jouaient toute la nuit, ils jouaient pour que le soleil se lève au-dessus des toits. Ils jouaient pour les pauvres, pour les riches qui venaient s’encanailler avec les pauvres, pour les femmes payées à danser, et les femmes payées à danser et baiser, et quand ils avaient vraiment besoin d’argent, ils jouaient même pour les femmes payées à baiser, qui baisaient tant qu’elles ne pouvaient jamais danser. »

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Titre
: Les Dieux du Tango
Auteur : Carolina de Robertis
Editeur : Le Cherche-Midi
Date de publication : 2017
Prix : 22 euros
(504 pages)

Note : 5/5

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Silence Radio – Alice Oseman

« Je dis:
– Avant, je faisais des cauchemars horribles, ça s’appelle des terreurs nocturnes. tu te réveilles en ayant l’impression d’être encore dans ton cauchemar.
Aled dit:
– Tous les soirs, j’ai des douleurs dans la poitrine et je suis persuadé que je vais morrir.
Je dis:
– C’est pas censé arriver à notre âge.
Aled dit:
– De quoi, les douleurs à la poitrine ou les terreurs nocturnes? »

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Titre
: Silence Radio
Auteur : Alice Oseman
Editeur : Nathan
Date de publication : 2017

Note : 4/5

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Je suis Frances, Frances la sérieuse, la solitaire, la discrète. Je passe mon temps à étudier. J’ai un seul objectif : entrer à Cambridge après le bac. Je suis Frances, la vraie Frances. Je suis fascinée par le mystérieux Silence Radio et sa chaîne Youtube Universe City. J’aime rire et j’aime dessiner.

Et puis je rencontre Aled. Avec lui, je peux enfin être moi. Avec lui, je vais enfin avoir le courage de trouver ce qui compte vraiment pour moi.

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Je m’attendais à une histoire d’amour classique, mais il n’en est rien. J’adore quand les romans me surprennent comme ça !

La narration à la première personne et les chapitres courts donnent un rythme saccadé au récit, mais cela ne dérange pas dans la lecture, au contraire. Frances, la narratrice, nous apostrophe et elle m’a prise au dépourvu plus d’une fois. C’est une héroïne qui tente de se conformer à ce que la société attend d’elle, dans sa manière de s’habiller ou de se comporter. Mais petit à petit, elle se libère de ce carcan pour finalement s’épanouir aux côtés d’Aled.

Les personnages sont authentiques, avec une pointe de mystère. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est qu’à travers eux, l’auteure explore toutes les possibilités qui existent en dehors des relations hétérosexuelles et hétéro-normées. C’est une première pour moi, et c’est une très bonne nouvelle de trouver dans la littérature jeunesse et YA aujourd’hui des romans qui sortent des sentiers battus, des codes d’écritures que l’on peut lire habituellement.

Des thématiques très actuelles telles que les réseaux sociaux, le cyberharcèlement et l’abus psychologique sont également abordés de manière juste et frappante.
Bref, un tès bon roman que je recommande sans hésiter !

Un grand merci aux éditions Nathan pour l’envoi de ce roman.

J’ai avalé un arc-en-ciel – Erwan Ji

J’ai regardé Aiden, et j’ai vu une lueur dans ses yeux. Je parie que j’avais la même dans les miens. C’est parce qu’un sourire ne peut pas mourir. Quand on le retient pour ne pas froisser quelqu’un, il remonte et se transforme en lueur dans les yeux.”

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Titre
: J’ai avalé un arc-en-ciel
Auteur: Erwan Ji
Editeur: Nathan
Date de publication : mars 2017

Note: 4/5

1

Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique, vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité… c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.

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Ce roman est un vrai petit rayon de soleil (ou un arc-en-ciel) ! J’ai été un peu déstabilisée, au début, par la narration. L’auteur a choisi de faire s’exprimer Capucine sur un blog, induisant une narration à la première personne, un long monologue très rarement ponctué de dialogues rapportés. J’ai eu peur de me lasser de cette forme de narration, mais très vite je me suis habituée. J’en suis même venue à apprécier ce choix de l’auteur parce qu’il permet une totale immersion dans les pensées et les ressentis de Capucine. On découvre une héroïne à l’humour acéré, qu’elle s’applique parfois à elle-même avec un fort sens de l’autodérision. Elle parle beaucoup, et s’exprime avec une grande fluidité, décrivant avec force de détails ce que ne nous montrent pas les séries américaines à la TV.

J’ai beaucoup apprécié aussi les pauses que fait Capucine pour expliquer à ses lecteurs les termes utilisés par les ados américains, leurs habitudes alimentaires ou leurs coutumes (Halloween, les sleepovers, les journées à thème…). Parce qu’il ne faut pas oublier que Capucine est une ado qui vit aux Etats-Unis, mais qui est d’origine française. Son blog est donc écrit en français, adressés aux Français. Le but de l’auteur étant de nous donner un aperçu authentique de la vie des ados américains, je trouve qu’il a très bien réussi à nous le transmettre. Sans s’en rendre forcément compte, on en apprend un peu plus sur la culture américaine.

Pour ce qui est de l’histoire, c’est plutôt addictif ! Capucine raconte les relations d’amitié, les tracas du quotidien… Mais surtout, on la suit à travers l’évolution de ses sentiments pour un des personnages. Comme la couverture l’illustre si bien, avec son dégradé arc-en-ciel, ce livre développe une romance homosexuelle. Ça change des histoires d’amour vues et revues. C’est doux, c’est très bien amené, et j’ai trouvé ça vraiment beau parce que l’auteur prend le temps d’explorer les réactions de Capucine. Je l’ai trouvée très touchante dans son questionnement et dans l’évolution de ses sentiments, sa découverte d’elle-même.

Si le roman se lit très vite et est très agréable, quelques éléments m’ont quand même un peu dérangé. Capucine, malgré son caractère jovial et sympathique, a tendance à porter des jugements totalement infondés sur les gens qui l’entourent. Je pense notamment au début du roman, quand elle présente certains de ses camarades. Elle qualifie une fille de “slut” parce qu’elle couche avec beaucoup de garçons. Je n’ai pas apprécié cette forme de “slutshaming”, surtout venant d’un personnage féminin ! De même que lorsqu’elle évoque une plaisanterie sur le viol, j’ai trouvé ça déplacé. Malgré ces petits bémols, j’ai quand même passé un bon moment en lisant ce roman.

Je remercie les éditions Nathan pour l’envoi de ce livre et cette belle découverte !

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers – Benjamin Alire Saenz

“Faire attention aux autres en choisissant ses mots, c’était une attitude rare et magnifique.”

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Titre
: Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Auteur : Benjamin Alire Saenz
Editeur : PKJ
Date de publication : 2016

Note : 4/5

– Résumé –

Aristote, surnommé Ari, est un jeune homme de 16 ans pas très bien dans sa peau. Il n’a pas de véritables amis, mais ce n’est pas un problème pour son caractère de solitaire. En revanche, il ne sait pas qui il est au fond de lui, il se pose des questions sur son identité et sur le but de sa vie.
Un été, il se rend à la piscine municipale de sa ville, bien qu’il ne sache pas nager. Là-bas, il fait la connaissance de Dante, un garçon de son âge, qui lui propose de lui donner des cours de natation.
Au fur et à mesure des leçons, les deux garçons solitaires se lient d’amitié, au point de passer la totalité de l’été ensemble. Mais Dante part à Chicago avec ses parents à la fin de l’été, et ce pour toute la durée de l’année scolaire.
Les deux garçons promettent de s’écrire. Les lettres sont nombreuses du côté de Dante, mais les réponses d’Ari sont brèves et dispersées. Chacun expérimente de nouvelles choses : la première fête, la première bière, le premier joint, et le premier baiser avec une fille. Pour Dante, tout devient clair : il aime les garçons et l’assume, ce qu’il clame dans ses lettres. Pour Ari, toutes ces nouvelles expériences et les lettres de Dante ne font qu’augmenter sa confusion sur ce qu’il est et ce qu’il veut.

– Mon avis – 

C’est un roman très doux qui aborde avec une grande délicatesse la quête d’identité adolescente. A travers Aristote, on vit les incertitudes, les questionnements, la colère et la douleur que l’on ressent à l’adolescence. On assiste  à son incompréhension face aux changements qui s’opèrent en lui, et la difficulté que c’est de se trouver et de s’assumer par la suite. Surtout en ce qui concerne sa sexualité.
Le rythme lent du roman va de pair avec le cheminement de la pensée d’Ari, avec  le temps qu’il prend pour se questionner.
J’ai beaucoup aimé comme les deux garçons s’apprivoisent  tout doucement, jusqu’à former des liens très forts. Et surtout leurs conversations parfois sans queue ni tête ! C’est une très bonne lecture !